L'impact écologique

Ingénieur de formation, je n’ai jamais vraiment trouvé mon compte dans les entreprises dans lesquelles j’ai travaillé. Il m’a fallu longtemps pour mettre le doigt et des mots sur ce qui me dérangeait exactement. Il s’agissait tout simplement du système capitaliste tel que nous le connaissons, avec cette idée permanente de rentabilité et de profit.

Il y a une dizaine d’années, je prenais petit à petit conscience de l’impact écologique de l’humain sur la planète, et à quel point ce système n’en avait cure. Non content de polluer la planète, ce dernier, dans ses travers les plus vicieux, s’ingéniait également à presser les humains comme des citrons, en en demandant toujours plus. J’étais profondément mal à l’aise en me sentant pressé de la sorte, et en faisant moi-même partie d’un tel système. Il n’y avait que peu de place pour la compassion et la bienveillance dans un tel monde.

Mon propre mini-système

Très vite, je ressentis alors l’envie de créer mon propre emploi, mon propre mini-système. Celui-ci devait me permettre de gagner ma vie, bien sûr, mais il devait au-delà de ça me permettre de respecter les valeurs qui me tenaient à cœur : Le respect et l’amour du travail bien fait, la sauvegarde de la planète, l’échange, le partage, la bienveillance et l’autonomie.

Cette idée là était très claire pour moi, mais je ne savais pas quels services ou quels produits j’allais bien pouvoir proposer. Ni même comment j’allais bien pouvoir articuler ce mini-système pour qu’il réponde aux impératifs que je m’étais fixé.

Découverte de ma passion

L’idée de la Fermenterie m’est venue en 2015, alors que je me découvrais une passion pour la fermentation et que plusieurs idées de boissons originales se mirent à éclore dans mon esprit. Voilà donc les produits que j’allais pouvoir proposer : des boissons alcoolisées fermentées, produites de la même manière que du vin ou de la bière, mais qui seraient tout sauf du vin et de la bière !

Le nom m’apparut assez naturellement, par analogie avec les brasseries qui brassent de la bière, j’allais créer une Fermenterie, dans laquelle je ferai fermenter toutes sortes de boissons. Restait encore à trouver comment y intégrer mes valeurs et surtout la sauvegarde de la planète…

 

En recherche d'associations
de plantes et/ou de légumes

C’est en observant les principes de la permaculture que la solution me vint. En permaculture, on considère le potager comme un tout et on cherche sans cesse les associations de plantes et/ou de légumes les plus profitables à ce tout. J’ai donc décidé de faire pareil, de me voir moi et la Fermenterie comme faisant partie du même tout qu’est notre planète et de ne pas chercher uniquement des solutions rentables pour moi, mais bien profitables au projet, à moi-même et à la planète.

Concrètement cela se met en place à plusieurs niveaux :
Au niveau infrastructure et énergie : stérilisation à la vapeur pour diminuer l’utilisation de désinfectant, panneaux solaires thermique pour préchauffer l’eau qui servira à la préparation des boissons, récupération de la chaleur de refroidissement, utilisation de la gravité plutôt que de pompes de transfert, ….

 

Zone de chalandage

Au niveau choix des fournisseurs et zone de chalandage : je fais le choix de m’approvisionner tant que faire se peut avec des produits locaux et d’utiliser des produits naturels. Quant à la zone de chalandage, elle se veut volontairement réduite à un rayon de maximum 150km autour du lieu de production.

 

Un petit bout de forêt

Au niveau investissements futurs, ceux-ci devront bien sûr être profitables au projet, mais également à la planète. Par exemple, j’utilise des feuilles de frêne pour fabriquer la frenette, et je ne trouve pas de producteur en Belgique. Un investissement futur possible serait de d’abord planter 2-3 frênes sur mon terrain, puis pourquoi pas de racheter un petit bout de forêt et d’y planter plusieurs frênes pour en récolter les feuilles.

Un autre exemple, je compte fabriquer de l’hydromel, une boisson qui nécessite beaucoup de miel. Un investissement possible serait de racheter quelques terrains autour de la réserve naturelle de la Lienne, de les laisser à leur tour devenir sauvages et d’y implanter des ruches afin d’obtenir un miel de meilleure qualité.

Le concept en poche, il ne me restait plus qu’à développer au moins une boisson fermentée originale pour le lancer. Je mis à peu près 5 ans pour y arriver, mais ça c’est une autre histoire, celle de la Frenette !

Une boisson différente et surprenante

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